Les deux principaux
dirigeants de l’organisme sont :
Sarah Vincent, Directrice artistique
Après pluiseurs années de
formation en danse classique et contemporaine (1963 à 1978),
Sarah Vincent s’oriente vers la danse flamenco. Pendant 6
années, elle étudiera l’ensemble du
répertoire régional et folklorique espagnol sous
la direction de Majura Ortiz pour ensuite se joindre à la
troupe Alégria de España,
troupe dont elle assumera aussi la présidence pendant un an.
Puis, ce fut le départ pour la
France. Durant son séjour outre-mer, elle fera la rencontre
de Pablito, lequel a travaillé avec plusieurs
maîtres du flamenco, dont les membres de la famille
Bacàn et Javier Baròn. Celui-ci
l’initie aux voies du "Puro Flamenco" (flamenco pur) tout en
lui ouvrant les portes du foyer contemporain de la tradition gitane du
flamenco : la Camargue.
Elle
retourne ensuite en Espagne et débute une période
d’approfondissement de son art par le biais de nombreux
séjours d’études et de travail
à Barcelone. Elle
se perfectionne d’abord avec
la Singla et Sabicas, maître de Paco de Lucia, qui lui
inculque de précieux secrets sur l’essence du
flamenco. Puis,
elle se rend à Madrid
et à Cordoba
où elle étudiera respectivement avec Greco fils
et Luisa Serrano. Depuis l’Espagne, elle participera aussi
à des ateliers chorégraphiques à
Boston, New York et Toronto.
Animée du désir de transmettre la fougue et la
vitalité de l’art flamenco en sol
québécois, elle fonde, en 1989, l’Académie
Flamenca de Montréal, école de danse et
centre de ressources sur l’art flamenco au sein de laquelle
elle exercera les fonctions de directrice, de chorégraphe et
d’enseignante. Conciliant pédagogie et
création en danse et en musique, elle travaillera, de 1991
à 1996, avec de multiples institutions et professionnels de
la colonie artistique (École Nationale de Cirque, Orchestre
Métropolitain de Montréal, l’humoriste
Marie-Lise Pilote, la comédienne Céline Bonnier,
le compositeur Dominique Tremblay et le poète Gilbert
Langevin, les cinéastes Serge et Jean Gagné).
Consciente de l’importance d’offrir à la
communauté flamenca de Montréal un ensemble
d’outils propres à favoriser le
développement de l’art flamenco, notamment sur le
plan de la création et de la diffusion, elle fondera en 1996
la troupe Los Flamencos ainsi que les Productions
Flamenco Montréal.
En parallèle de sa
carrière d'interprète et d'enseignante en danse
flamenco, Sarah Vincent a créé, en tant
qu'auteure et que compositrice, différentes oeuvres
artistiques :
- Le
Temps des Gitans (1997-1998), série de quatre
spectacles relatant l'itinéraire géographique et
culturel des gitans, de l'Inde à l'Espagne;
- Voces del Corazon/Les Voies du Coeur
(1999-2000), oeuvre monumentale (plus de 50 interprètes sur
scène en chant, danse et musique) conjuguant les voix du
ciel (chant classique) aux voix de la terre (chant flamenco), les voies
spirituelle de la musique aux voies charnelles de la danse, une oeuvre
diffusée en collaboration avec la Chorale de l'Orchestre
Métropolitain de Montréal;
- Flamenco & Folk (2001), un dialogue intime entre la
tradition flamenco et le folk contemporain;
- Mémoires de l'Indus (2002), un retour
aux sources premières de la rythmique du flamenco et de la
tradition musicale gitane : les percussions indiennes.
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Daniel Filion,
Directeur général
De formation littéraire et philosophique (UQAM et
Université de Montréal), Daniel Filion
s’orienta rapidement vers la gestion des arts en raison
d’un intérêt soutenu pour ce
qu’il qualifiera d’ingénierie des
systèmes culturels. Actif depuis 1986 dans les secteurs de
la gestion administrative et des communications, il a exercé
de multiples fonctions au sein des organismes culturels suivants :
Musée des beaux-arts de Montréal,
Société des musées
québécois, Groupe Nexus, Anar Danse, Consortium
Danse, Tangente, Mercure (le réseau
québécois des arts et de la culture) et
Théâtre du Nouveau Monde.
Préalablement à son affiliation au milieu
culturel, Daniel Filion a oeuvré dans les secteurs du
marketing et de la recherche commerciale pour le compte des entreprises
suivantes : Groupe Angus Reid, Salon des Communications de
Québec et Poesys.
Durant sa
période de formation académique, il a
participé à la mise en oeuvre de
différents projets culturels : troupes étudiantes
de théâtre, revues littéraires,
expositions artistiques et ciné-club.
Familier des équations financières et tactiques
qui traversent l’espace du champ culturel, Daniel Filion
apprécie de s’investir dans un ensemble
d’activités propices à favoriser
l’enracinement du fait culturel dans la
collectivité : développement de
réseaux disciplinaires, implantation de structures de
concertation et projets d’initiation du public à
l’art.
Amateur des formes d’art incarnant l’expression du
courage et de la volonté, de la rigueur s'imbriquant
à la passion, il a trouvé dans l’art
flamenco et la communauté flamenca de Montréal un
espace d’appartenance et d’adhésion. Un
lieu où il lui est possible d’observer «la
porcelaine se muer en marbre.» (Robert Musil)